
Consulter pour des films de vitrage en marché public
Écrit du côté de l'acheteur public, parce que c'est là que se joue la qualité des offres reçues. Une consultation vague produit des prix qu'on ne peut pas comparer, et un attributaire choisi au hasard du moins-disant.
Ce que le CCTP doit imposer
- Des caractéristiques minimales chiffrées, pas une marque. Rejet total de l'énergie solaire ≥ X %, transmission lumineuse ≥ Y %, rejet UV ≥ 99 %. C'est la seule façon d'obtenir des offres comparables sans orienter vers un fournisseur.
- Le classement de réaction au feu exigé, avec le PV à fournir. En ERP, c'est une pièce attendue par la commission de sécurité.
- La classe EN 356 si une fonction sécurité est demandée, et le mode de fixation attendu. Sans le second, la classe ne veut rien dire.
- Le mode de pose — intérieur ou extérieur — ou la liberté laissée au candidat avec justification obligatoire.
- Les surfaces, façade par façade et orientation par orientation. C'est ce qui évite les écarts de métré entre candidats.
- Les contraintes d'exploitation : plages horaires, périodes interdites, présence de public, congés scolaires.
La DPGF : comment la découper
Le découpage de la décomposition du prix détermine ce que vous pourrez comparer. Notre recommandation, issue des consultations auxquelles nous répondons :
| Fourniture et pose du film, par gamme | € / m² |
|---|---|
| Dépose d'un film existant | € / m² — même si nul, la ligne doit exister |
| Accès en hauteur (échafaudage) | forfait ou € / journée |
| Accès en hauteur (nacelle) | forfait ou € / journée |
| Majoration hors heures ouvrables | % |
| Ancrage périphérique (si sécurité) | € / ml |
| Option : contrat d'entretien annuel | € / m² / passage |
La ligne « dépose » mérite une insistance : sur un bâtiment ancien, il y a souvent un vieux film oublié sur une partie des vitrages. Découvert en cours de chantier, il devient un avenant. Prévu dans la DPGF, il est chiffré à l'avance.
Les critères qui différencient réellement
Une pondération 60 % prix / 40 % technique est courante et fonctionne, à condition que le volet technique porte sur des éléments vérifiables :
- Performance réelle du film proposé au-delà du minimum exigé, sur fiche technique fabricant.
- Méthodologie d'intervention en site occupé : découpage en zones, remise en service, gestion des nuisances. C'est ce qui distingue les candidats habitués des autres.
- Références comparables : même typologie de bâtiment, même contrainte de public.
- Délai d'exécution et capacité à tenir une fenêtre de congés.
- Étendue de la garantie : film seul ou film et pose.
À l'inverse, noter la « qualité du mémoire » sans grille détaillée expose à un recours et ne renseigne sur rien.
Les pièces à demander
| Attestation d'assurance RC professionnelle | à jour, nominative |
|---|---|
| Attestation d'assurance décennale | si l'ouvrage la justifie |
| Attestation de vigilance URSSAF | moins de 6 mois |
| Extrait Kbis | moins de 3 mois |
| Fiches techniques des films proposés | du fabricant, non retapées |
| PV de réaction au feu | pour tout ERP |
| Références de moins de 3 ans | avec contact vérifiable |
Ce qui coince le plus souvent
- Le métré. Faites-le faire, ou imposez une visite obligatoire. Sans cela, les écarts de surface entre offres rendent la comparaison impossible.
- L'accès. Un candidat qui ne l'a pas vu le chiffre au minimum, et revient ensuite.
- Le calendrier. Sur un scolaire ou un médico-social, la fenêtre réelle fait souvent deux semaines par an. Elle doit figurer dans le règlement de consultation, pas se découvrir après attribution.
Mémoire technique, DPGF détaillée, fiches produit d'origine, attestations à jour, facturation Chorus Pro. Une visite préalable sur site nous permet de chiffrer sans réserve — et c'est ce qui évite les avenants. Page collectivités
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