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Ressource technique · 6 min de lecture

Salles de classe surchauffées : ce qu'on peut faire sans travaux

Une salle plein sud en juin : stores baissés du matin au soir, lumière artificielle allumée en plein jour, et trente degrés quand même. La situation est si répandue qu'on a fini par la considérer comme normale.

Pourquoi les stores ne suffisent pas

Un store intérieur arrête la lumière après que le rayonnement a traversé le vitrage. À ce moment-là, l'énergie est déjà dans la pièce : le store lui-même chauffe et réémet vers l'intérieur. Il supprime l'éblouissement, pas la chaleur.

C'est pourquoi une classe stores baissés peut être à la fois sombre et chaude — la pire combinaison possible pour travailler.

Les leviers disponibles, du plus au moins réaliste

Ce qui est faisable sur un bâtiment existant
Film solaire sur les vitrages exposésSans travaux · 38 – 68 € HT / m²
Ventilation nocturne (sur-ventilation)Gratuit si les ouvrants le permettent
Brise-soleil extérieursTravaux, autorisation, 300 – 800 € HT / m²
ClimatisationRarement retenue en scolaire — coût et exploitation
Végétalisation, plantation d'arbresEfficace à dix ans, pas cet été

Sur un bâtiment existant, avec un budget de fonctionnement et une fenêtre d'intervention limitée aux congés, le film est presque toujours la seule option qui coche toutes les cases.

Ce qui est mesuré en classe

  • 4 à 7 °C de moins sur une salle plein sud, fenêtres fermées, en juin.
  • Jusqu'à 90 % de réduction de l'éblouissement : le vidéoprojecteur redevient lisible sans plonger la classe dans le noir.
  • 99 % des UV arrêtés — les affichages et les travaux d'élèves ne passent plus au soleil en un trimestre.
  • Les stores redeviennent facultatifs, ce qui rend la lumière naturelle à la salle.

Le vidéoprojecteur, motif n° 1 de demande

C'est intéressant : dans ce secteur, la demande vient plus souvent de l'outil que de la température. Un tableau interactif ou un vidéoprojecteur devient illisible dès que la salle est très éclairée, et l'équipe pédagogique renonce à s'en servir. Un investissement matériel important dort alors dans un placard.

Un film à forte réduction d'éblouissement remet l'outil en service, et règle la température au passage. C'est l'argument qui débloque le plus souvent le budget, parce qu'il porte sur un équipement déjà payé.

Organisation sur un établissement

La pose d'une classe prend une à deux heures. Sur un groupe scolaire de douze classes, comptez une à trois journées pendant les congés. Nous ne recommandons pas de poser pendant les cours : ce n'est pas dangereux, c'est simplement inconfortable pour tout le monde.

Ordres de grandeur
Salle de classe standard9 à 16 m² vitrés
Groupe scolaire de 12 classes, façades exposées120 à 200 m² vitrés
Budget total5 000 – 12 000 € HT selon la gamme
Durée1 à 3 jours pendant les congés
DégressivitéÀ partir de 200 m²

Les pièces attendues dans un dossier public

Un établissement public a besoin de plus qu'un devis. Nous joignons systématiquement : la fiche technique du film, son classement de réaction au feu, l'attestation d'assurance décennale et responsabilité civile, et une décomposition du prix global et forfaitaire. Facturation sur Chorus Pro. Voir la page collectivités

Le moment où en parler

Les budgets se calent en fin d'année civile pour l'exercice suivant, et les chantiers se font pendant les congés. Un chiffrage demandé en octobre laisse le temps de faire les deux. Demandé en juin, il ne servira qu'à l'année suivante.

Concrètement

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